Propreté, malpropreté du chien

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Propreté, malpropreté du chien

Message  Valérie le Ven 1 Mai - 23:00

Propreté, malpropreté du chien… ?
Questions de points de vue, et d’analyse !!

Le chien va spontanément satisfaire ses besoins naturels quand l’envie se présente, là où il se trouve, sauf sur ses lieux de couchage, d’alimentation et de jeux : c’est SA règle de propreté.
Mis à part ces places, bien des endroits ne seront donc pas opportuns au goût des humains, pour y voir des excréments de chien ! ... S’impose donc de lui apprendre NOS règles !
Dans la rue
S’agissant d’extérieur à l’habitation, les points de vue divergent entre humains, quand certains propriétaires de chien considèrent que la rue est un bon endroit, puisqu’ils n’y ramassent pas les déjections de leur animal. Ce qui n’est pas du goût de bien d’autres maîtres, et encore moins des « hostiles aux chiens » qui eux, tempêtent légitimement quand ils marchent « dedans » ! Même le caniveau n’est pas un lieu d’aisance, car tout le monde y met les pieds, au moins pour traverser.
9.000.000 de chiens nous accompagnent en France, sans que l’on se soit vraiment penché sur la nécessité de leur faire une juste place près de nous dans nos cités, pour un confort commun.
Il manque encore trop cruellement de « cani sites » dont s’équipent déjà bien des villes. Cela nécessitant d’apprendre à son animal à se soulager à cet endroit précis, et pas avant !
Dès le jeune âge, cet apprentissage doit être mené avec savoir faire, patience et douceur, pour ne pas jeter le chiot dans le désarroi avec son comportement d’élimination.
En attendant que ces équipements collectifs facilitent la vie de tous, la solution est de ramasser les déjections de son chien.
Faisant preuve de civisme, de respect de soi et de l’animal, et loin d’être ridiculisés, les « ramasseurs » sont aujourd’hui appréciés de tous en ville, quand les autres sont méprisés.
Reste un autre manque cruel: celui des poubelles disponibles, pour ne pas continuer la balade avec le sachet ou le mouchoir papier, contenant l’encombrante (et malodorante !) matière.
Chez soi dans le jardin
Il est agréable pour soi, les enfants et les amis, de profiter dans son jardin d’une pelouse bien verte (et pas jaunie par l’urine) et sans excréments ici et là. (Pour les gros dommages de l’urine des femelles sur le gazon, on conseille d’arroser abondamment dessus)
Dès son jeune âge, on peut conditionner un chiot à se soulager dans un espace délimité que l'on peut lui réserver dans un coin du jardin.
Apprentissage comme dit plus haut, à mener avec tact et patience, chiot en laisse dans le jardin (ou même dans les bras au début) que l’on mène à l’endroit choisi, pour le gratifier une fois l’élimination obtenue. Commencer par dire par exemple « pipi » ou « besoin » au moment où le chiot/chien s’exécute spontanément, est une manière délicate d’obtenir petit à petit qu’il se soulage ensuite à cette commande. On peut gratifier avec une caresse et une friandise, une fois l’élimination obtenue (surtout juste après et pas pendant !)
Entouré de bordures et d’arbustes (à petite distance, pour ne pas souffrir des levers de patte d'un mâle) on peut aménager un coquet espace de sable, cailloux et poteaux (pour les mâles, encore une fois) où le chiot peut se familiariser doucement à revenir là, pour s’y soulager en toute tranquillité. D’ailleurs, certains, suivant leurs conditions d’élevage, ne savent faire leurs besoins qu’en s’isolant et cela jusqu’à l’âge adulte.
Si l’on s’y prend avec rudesse pour initier ce difficile apprentissage, on prend le risque de voir le chien perdre confiance pour se soulager en présence du maître, et chercher ensuite à s’isoler en allant jusqu’à absorber ses déjections pour les faire disparaître (Une des nombreuses causes de coprophagie du chien)
Dans la maison
Axou, 4 mois, se soulage ici et là
Volga, 11⁄2 an fait des petits pipis partout quand on lui dit bonjour ou qu’on la gronde
Roméo, 7 ans lève la patte sur les meubles
Brad, 16 ans urine souvent en marchant et la nuit dans son panier
Devant toute malpropreté, il faut déterminer d’abord le type de souillure. Leurs motifs étant spécifiques, élimination naturelle, marquage ou incontinence ne trouveront pas les mêmes remèdes.
Savoir différencier les différentes éliminations indésirables:
L’élimination naturelle se remarque à des urines en flaque (chien accroupi, ou presque pour le mâle adulte) ou/et défécations au sol.
C’est le cas d’un chien adulte maintenu enfermé trop longtemps et qui n’aura pas pu se contenir (c’est donc accidentel).
Pour un chiot qui s’éternise à éliminer à la maison et qui fait difficilement dehors :
- Soit il n’est pas sorti assez souvent
- Soit il a été maintenu à l’élevage, en chenil exigu et sale et n’a pu apprendre à éliminer loin du nid (idem pour les chiots maintenus longtemps en boxes en animalerie). Beaucoup de patience et davantage temps seront nécessaires pour ces chiots.
- Soit il a tellement peur de la rue qu’il ne peut s’y soulager et préfère rentrer rapidement pour s’exécuter. Un comportementaliste aidera dans ces cas où la socialisation du jeune âge n’a pas été menée correctement.
Une pathologie organique peut aussi induire chez un adulte, des éliminations fréquentes dans la maison. Un chien jeune qui se met à boire abondamment et de fait se contient mal, peut par exemple avoir du diabète. Pour un chien plus âgé, ce peut être une affection rénale qui l’entraîne aux mêmes comportements. Il n’est évidemment pas question de rationner l’eau d’un animal sous prétexte qu’il urine dans la maison, sans s’inquiéter de ce qui le motive ! Le vétérinaire devra être consulté pour diagnostiquer et traiter la pathologie qui induit ces éliminations.
Le marquage, souvent en l’absence des maîtres, est le fait d’un chien qui urine de petites quantités en levant la patte (pour un mâle) sur des supports verticaux bien en vue (mur, meuble ou pied du lit), ou d’une femelle levant un peu une patte aussi, pour ne libérer que quelques gouttes ici ou là.
Il peut arriver qu’un mâle urine sur un meuble devant ses maîtres en les fixant, ou même sur eux en les chevauchant. Des selles moulées bien visibles aussi (milieu de pièce ou sur lit, canapé ou même table !) ne sont pas non plus des incapacités à se retenir, mais une même volonté délibérée d’envoyer un message à ceux de son entourage : c'est de la communication sociale.
Même chose quand le chien de la maison « reçoit la visite » d’un congénère de même sexe (et veut affirmer sa dominance sur lui) ou qu’il se distingue pareillement chez des amis ou la famille ayant un chien.
C’est le système relationnel proposé par leurs maîtres à tous ces chiens, qui les amène à produire ces comportements de marquage indésirables chez eux ou chez l’entourage. Il n’est naturellement pas question de dressage dans ces circonstances, ni de mettre le chien en cage comme il est souvent lu !
L’extinction de ces comportements s’obtient en examinant d’abord soigneusement avec l’aide d’un comportementaliste, les rapports qu’entretient le chien avec ses maîtres et éventuellement les chiens qui l’entourent. De là, s’impose une réorganisation parfois radicale des relations, avec des règles de vie claires, non changeantes, et réductrices d’ambiguïté quant à la place de l’animal au sein de son groupe familial.
L’incontinence est involontaire quand le chien (jeune ou plus souvent âgé) élimine sans s’en rendre compte en marchant ou dormant, et peut résulter de diverses pathologies organiques affectant vessie, intestin ou système nerveux, que seul le vétérinaire pourra diagnostiquer et traiter.
Autres éliminations involontaires, mais cette fois non induite par une pathologie, sont celles causées par les émotions (joie, peur ou anxiété, parfois mêlées).
On peut voir urine et défécations (souvent diarrhéiques) éparses dans la maison (en l’absence des maîtres) chez un animal anxieux face à la solitude. Pour ces chiens souvent « pots de colle » leurs propriétaires prendront l’aide du comportementaliste pour initier l’indépendance chez leur animal. (Initier le détachement)
La joie ou la peur peuvent aussi empêcher un chien de se contenir en présence de ses maîtres. Au moment de faire la fête, beaucoup de chiots (mâles ou femelles) ne peuvent réprimer des pipis d’émotion. En ne répondant pas à ses effusions, on aide le petit animal à mieux gérer son stress, pour lui « dire bonjour » calmement un instant plus tard.
D’autres chiens vont uriner de peur ou d’anxiété tout près de leur maître, sans que leur émotion soit repérée comme telle, et aggravée par des punitions inappropriées.
Là encore, l’urgence est de chercher à comprendre avec l'aide du comportementaliste, avant de promptement penser vengeance et vouloir suivant les circonstances, mettre en cage, réduire l’eau ou médicaliser sans discernement.
Texte publié dans le magazine Santé pratique animaux de mai 2005

Valérie

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Date d'inscription : 17/04/2009

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