L'arrivée du chiot à la maison

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L'arrivée du chiot à la maison

Message  Valérie le Jeu 23 Avr - 23:05

Quitter le lieu où il est né, sa mère, sa fratrie et ses habitudes, pour intégrer une famille nouvelle, est un grand chambardement dans la vie d'un chiot.Cette perte des anciens repères peut être traumatisante et source de désordres du comportement plus tard, si l'on ne prend pas quelques précautions.
Prévoir d’accorder du temps à son chiot tout au début de votre relation est un respect qui sera rapidement récompensé par une vie de tous les jours bien facilitée. Tous ces premiers instants passés ensemble sont très importants, c’est là que les premiers liens commencent à se tisser entre le chiot et ses nouveaux maîtres. Pour faciliter ses prochains et nombreux apprentissages le chiot doit pouvoir déplacer l’attachement à son ancien groupe sur le nouveau. Les gens qui l’ont élevé ont sans doute donné leurs conseils nourriture : n’y changez rien dans les premiers jours. La (les) première(s) nuit(s) va (vont) être la (les) plus difficile(s), prévoyez et acceptez qu’il vous dérange par des pleurs, révélateurs de sa détresse. Si le chiot est très jeune (2 mois), choisir de le faire dormir près de vous dans la chambre, atténuera son désarroi, mais en veillant à ce qu'il reste dans son panier et pas dans votre lit. Le fait de n'être pas isolé le rassure, il peut dormir (vous aussi! De plus quand un chiot dors la nuit, il est propre!) au lieu de gémir, hurler, et déambuler et faire ses besoins un peu partout. Cette situation doit être provisoire, car pour lui assurer un bon équilibre futur, il sera souhaitable 2 ou 3 semaines plus tard d'amorcer le détachement, en choisissant de le faire dormir toujours dans son panier, mais dans une autre pièce.
Si le chiot est plus âgé (3 mois ou plus) ne le gardez dans la chambre que quelques jours, le temps qu'il ait un peu évacué le stress de son "déménagement", et pris confiance en vous. Ces quelques précautions sont indispensables pour instaurer un bon climat de confiance entre le jeune animal et sa nouvelle famille, climat qui favorisera et facilitera les premiers apprentissages d'un chiot gai et équilibré.
Prévoir l'arrivée du chiot à la maison, puis les premiers pas.

Vous avez adopté un chiot et vous allez le ramener dans sa nouvelle maison. Il convient parfois d’aménager un peu les lieux pour le recevoir, voici quelques précautions à prendre. Prévoir une place pour lui, avec un panier pas trop cher (il va grandir) et pas trop fragile : il va sûrement faire ses petites dents dessus, notez que les chiots préfèrent être « serrés » plutôt « qu’à l’aise », donc ne lui prenez pas un panier trop grand où il serait perdu! Pensez aux gamelles, jouets, os à ronger etc. Disposez les plantes hors de sa portée, certains chiots affectionnent « le jardinage », néfaste pour eux à cause de la toxicité de certains végétaux d’intérieur. Protégez les bibelots précieux, ranger livres et CD qui peuvent être objets de sa curiosité dévorante ! Remisez les produits d’entretien (toxiques) y compris dans le garage (raticides), les produits utilisés pour le jardinage (désherbants, engrais, etc..) Penser à isoler les fils électriques, il y a danger d’électrocution ! Hormis quelques aménagements pratiques prévisibles, il est sage et responsable de se mettre d’accord en famille, sur ce qui sera autorisé et interdit au chiot/chien plus tard. Si tout le monde s’en tient aux même règles avec le chiot, la vie en famille a toutes les chances d’être harmonieuse (par exemple : ne rien lui donner à manger à table ; l’empêcher de sauter sur vous, car il est petit mais va devenir plutôt grand et il sera difficile de lui faire perdre cette mauvaise habitude ; ne pas l’autoriser à monter sur les fauteuils et les canapés, etc..

Prévoir du temps à lui accorder
Le chiot aura besoin de votre présence les premiers temps, il vient de quitter sa mère, sa fratrie, les personnes connues ; c’est déstabilisant pour lui, surtout s’il n’a que 8 semaines (âge légal minimum d’achat d’un chiot). Il lui faudra des règles de conduite à suivre, mais également des câlins et un entourage chaleureux pour l’aider à s’habituer à la vie dans son nouveau groupe familial. Pourquoi ne pas profiter des vacances pour faire connaissance avec ce petit être? Au départ, la solitude durant des journées entières pendant que vous êtes au travail, serait une situation difficile à vivre pour lui. La journée du jeune chien est rythmée par de fréquentes périodes de sommeil entrecoupées de moments d’éveil. Ces repos, nécessaires à la poursuite de sa croissance, doivent être respectés par tous. Quand il sort de son panier on pourra l’inviter à sortir, à jouer, à être caressé…
Le plus important n’est pas forcément de lui consacrer des heures entières d’affilée, mais plutôt plusieurs moments de quelques minutes, dans la journée
Le trajet en voiture du refuge, à la maison
Si vous avez la possibilité de vous rendre sur place avec un membre de votre famille ou avec un ami, le transport du chiot jusqu’à la maison sera plus aisé. Votre petit compagnon se sentira mieux, tenu sur les genoux de son nouveau propriétaire, plutôt que laissé seul et ballottant sur la banquette arrière. Les chiots voyageant en voiture pour la première fois (...) sont généralement mal à l’aise ; vomissement, diarrhées sont fréquents et révèlent leur stress. A ce propos, prévoyez que le chiot ne mange pas dans les heures qui précéderont votre voyage de retour en voiture. Votre jeune animal risquant d’associer longtemps par la suite, voiture avec malaises et vomissement, et redouter ce moyen de transport!
S’il venait à être malade durant le trajet, ne le dorlotez pas, banalisez les choses, de même s’il a peur, détournez le sur un jouet quelconque, vous éviterez ainsi de renforcer son malaise. Comprenez que caresser un chien qui a peur, n’a d’effet pour lui, que lui confirmer qu’il y a bien lieu d’avoir peur. Une couverture pourra servir de refuge à votre petit compagnon, et protégera vos vêtements pendant le trajet. Les chiots s’attachent souvent à un objet (couverture, peluche…) qui les aide à surmonter l’épreuve de la séparation. Prévoyez un collier et une laisse si la durée du trajet nécessite des arrêts pipi (toutes les heures). Un accident est si vite arrivé. Essayez de choisir un endroit un peu calme, pas à ras d’une intense circulation automobile ! vous ne réussiriez qu’à l’effrayer. Prenez votre temps, ce sont des moments uniques du commencement d’une longue relation. Ne le laissez déjà pas tirer sur sa laisse, c’est à dire contentez-vous d’opposer une simple résistance s’il veut aller là où vous ne voulez pas. En retour ne tirez jamais non plus sur sa laisse quand vous voulez qu’il vous suive, stimulez le avec la voix et des gestes d’appel (en tapant d’une main sur votre cuisse par exemple), soyez attirant, amusant. Vous mettez en place la base de la marche en laisse pour plus tard ! N’oubliez jamais que si le chiot tire, c’est parce que votre laisse n’est pas tenue souplement et qu’il ne fait qu’opposer une traction à la vôtre. C’est de ce principe dont les hommes se sont toujours servi pour faire tirer toutes sortes de choses à différentes espèces animales. Il suffit de les attacher, tirer et l’animal s’oppose en tirant à son tour !!…et il vous tracte charrettes, traîneaux, et autres outils pour travailler la terre, etc.. Pensez aussi à une gamelle pour l’eau.
Nourriture de transition
Avant de quitter l’élevage ou le refuge, informez-vous de ce que mange le chiot, et à quel rythme.Attention au changement brusque de régime alimentaire qui pourrait provoquer des problèmes de digestion, voire de diarrhée et ajouter à son désarroi.
La transition avec une autre nourriture ne devra se faire que plus tard et progressivement.

L'arrivée dans la maison
Toute votre famille sait probablement que vous avez fait l’acquisition d’un chiot. Laissez ce dernier arriver dans le calme et la sérénité. Accordez lui le temps de faire connaissance avec son nouveau lieu de vie sans qu’il y ait foule autour de lui. N’invitez pas les grands-parents, les voisins et les amis le premier jour ! « Petite boule de poils » va rester avec vous pendant plusieurs années, et tout le monde aura la possibilité de le voir et de le câliner plus tard. Dès son entrée dans l’habitat, montrez à votre chiot la place que vous lui avez réservée : un endroit au calme, éloigné des lieux de passage. Ce coin lui servira de refuge ; il s’y reposera sans que personne ne vienne le déranger (soyez ferme avec les enfants sur ce point). Une fois que le chiot a trouvé sa place dans la maison, il commencera à explorer les lieux que vous comptez lui laisser occuper. Cette étape se fera à sa vitesse, il ne faut surtout pas brusquer les choses. S’il a peur, laissez-lui du temps, il doit se sentir en sécurité pour visiter. Une invitation douce et calme l’incitera peut-être à venir plus loin, mais respectez son rythme. Si vous voyez qu’il se met à trembler et pleurer, ramenez-le dans un endroit plus familier pour lui, par exemple le point du départ. Modérez les enfants, si vous en avez, faites leur comprendre que leur petit compagnon n’est pas une peluche, qu’il est, pour le moment, un bébé un peu apeuré et qu’il doit être respecté. Le fait d’uriner par terre pendant l’exploration peut avoir un effet rassurant sur le chiot. De cette manière, il se soulage d’une émotion, d’une tension éprouvée, pour ensuite continuer plus tranquillement sa balade. Donc s’il fait pipi mettez-le dehors sans le gronder. Le tout petit n’est pas encore en mesure de contrôler ses sphincters. Il ne comprendrait pas si vous le disputiez. Lui apprendre la propreté, vous demandera du temps, de la patience et de ne pas commettre de maladresse.

Pour ses repas, là aussi régularité, calme et tranquillité.
Un chiot (et plus tard le chien) qui mange, ne doit pas être dérangé, sa gamelle ne doit pas lui être reprise quand on l’a lui a donnée. Et de suite après chaque repas, petite sortie besoins naturels.Notez que l’élimination est presque automatique chez le chiot après les repas, les séances de jeux et les pauses sommeil. C’est bon à se rappeler pour faciliter l’apprentissage de la propreté! Surveillez-le étroitement tout au long de sa découverte de son nouvel environnement, et s’il venait à « faire une bêtise », pas de punition, pas de brutalité, mais une voix ferme avec un NON sonore, associé à son nom suffiront. Patience avec lui, indulgence aussi, et vous faciliterez ainsi tous les futurs apprentissages en instaurant sa confiance en vous.
Co-rédaction de Danièle Mirat et Kjersti Fanals

Valérie

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